Contes Cruels.

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Décroissance.

Paul fumait des mégots, en rêvant de partir,
Loin de ce monde pourri, terne et capitaliste ;
Parfois des maroccos, pour totalement sortir,
Et enfin respirer, de cet univers triste. 

Enfermé, et lassé, de ne faire que survivre,
Il cherchait vainement, une issu de secours,
Un endroit où poser ses affaires et puis vivre,
Loin, libre de laisser, ses jours suivre leurs cours.

Une nuit nuit qu'il trainait, après deux ou trois bières,
Cherchant de quoi manger, au fond d'une poubelle,
Il ne vit s'approcher, les forces policières,

Qui le laissèrent mort, au fond d'une ruelle.

Le 04 mars 2009 à 10:51 - Commentaires [0]


Sursaut.

Dans la pénombre des fenêtres condamnées
D'une maison perdue entre les peupliers,
Le spectre d'un garçon, mort il y a des années,
D'avoir trop attendu, errait, seul, oublié.
Il passait chaque nuit assis sous la toiture
A écouter le vent, les yeux dans les étoiles,
Au milieu de ces ruines et de la pourriture,
S'imaginant qu'enfin, il lèverait les voiles.
Une nuit qu'il était, allongé à la chambre,
Las d'attendre le jour, il vit un courant d'air
Traverser le couloir, dans le froid de décembre.
Il se leva alors, et perçut la lumière.
La lune avait glissé dans un ciel sans nuages,
Jusqu'au petit salon, un lumineux rayon.
A travers la lumière et les vides étages,
Le courant d'air valsait en total abandon.
Le fantôme ébloui par sa subtile allure
Distinguait dans le vent, comme une onde perdue,
Ravivant dans son cœur, la pénible brûlure,
D'un amour oublié, d'un souffle suspendu.
Un épais nuage noir recouvrit l'horizon,
Et soudain s’étendaient, des cieux jusqu'à la terre,
Des ombres infinies ; avalant sans raison,
L’éphémère argenté, du petit courant d'air.

Le 01 février 2009 à 20:48 - Commentaires [0]

Renouveau.

J'ai nettoyé les notes de dépressif,
J'vous laisse que les textes qui trainaient.

C'est juste des bouts finalement,
D'une douzaine qui existent.

Le 02 juin 2008 à 12:21 - Commentaires [0]

I need a fix 'cause I'm going down...

L’enfant et l’étoile

Un enfant à sa fenêtre par une étoile fut séduit
Elle illuminait le ciel de son éclat blond et ambre
Attiré par ses yeux sombre, elle descendit jusqu'à lui
Ainsi tout commença par une douce nuit de décembre.

Séduite par ce joli garçon au coeur si passionné,
La jolie petite étoile ne brillait plus que pour lui,
Ne vivait plus qu'enfermée dans ses bras si attentionnés
Qui comme des barreaux dorés l'enserraient jours et nuits.

Elle fut très vite lassée, de cette futile idylle.
A la tombée de la nuit, son amant tout juste assoupi,
Elle repartit vers le ciel. C'était un soir d'avril,
Et longtemps, il la contempla sans le moindre répit.

Un soir de désespoir, il décida d'aller la chercher.
Il monta alors à la grande échelle pour aller l'étreindre
Du bout des doigts, il pouvait presque la toucher,
Mais même sur la pointe des pieds, il ne pouvait l'atteindre

Il ne pouvait se résoudre à vivre si loin d'elle,
Elle refusa de revenir, malgré ses supplications avides.
Il la regarda toute la nuit du haut de son échelle,
Et pour un dernier baiser, il se jeta dans le vide.

Le 25 juillet 2006 à 21:54 - Commentaires [2]

Le petit garçon qui n'avait pas de cœur.

Le petit garçon qui n'avait pas de cœur.

Le garçon qui n'avait pas de cœur,
Ne ressentait ni la joie ni la peine.
Il ne connaissait pas la peur,
Pas plus que l'amour et la haine.

 

Sa vie s’écoulait très lentement,
Aussi vide que sa poitrine fragile,
Privée du moindre battement.
Ainsi il errait la nuit dans la ville.

 

Un jour, les médecins lui offrirent
Le cœur d’un enfant mort et défiguré.
En se réveillant, il le sentait rebondir,
Au fond de sa poitrine couturée.

 

Le garçon pour la toute première fois,
Fut envahi par une joie sans bornes,
Son cœur s’emballa, et les bras en croix
Il tomba sur le sol, le regard vide et morne.

Le 12 juillet 2006 à 23:34 - Commentaires [4]